Ah Noël… La fête que je préfère. Chez nous, Noël est synonyme de beaucoup de choses (et de beaucoup de monde) : des châtaignes, des purées bizarres (les « anciens » aiment tester des recettes farfelues à cette période de l’année, allez savoir pourquoi !), la messe à laquelle je ne vais jamais, un beau feu de cheminée, des parties de Scrabble (mais cette année, nous pensons introduire un loup garou généralisé), l’ouverture des cadeaux après l’interminable repas, les enfants qui croient encore au Père Noël et qu’il faut maintenir « enfermés » dans la salle télé, devant un dessin animé en attendant l’arrivée magique des cadeaux par la cheminée, le chapon, la « balade digestive », soit une bonne trentaine de personnes réunies au soir du 24.

Photographie : Osman Rana, via Unsplash

L’année dernière pourtant, nous avions innové. En lieu et place du spectacle traditionnel (la plupart du temps, un cirque), nous avions réservé 3 salles d’escape game sur le thème des neurosciences. Et je suis fière de dire que mon équipe avait gagné (en trichant, mais ça, je ne suis pas sûre qu’il faille le mentionner). Nous étions 6 par salle / équipe, et la première épreuve consistait à travailler par paire : la paire n°1 était privée de la vue, la paire n°2 était privée de l’ouïe et la paire n°3 était privée de la parole, et chaque paire devait communiquer des informations à la paire suivante, formant comme une chaîne. De mon côté, j’étais privée de la parole, et ma coéquipière et moi devions écouter des musiques. Je crois que nous n’aurions jamais franchi les barreaux si les autres équipes n’avaient pas compris ce qu’il fallait faire. Car chaque paire était comme emprisonnée dans un laboratoire d’expérience scientifique, et il nous fallait résoudre les premières énigmes pour sortir de la « prison », passer aux énigmes suivantes et nous retrouver tous dehors.

Le plus drôle, dans cette activité, a été de construire des équipes mixtes sur le plan des âges : le plus jeune avait 8 ans (privé de la vue, mais très bavard alors tout allait pour le mieux, il était parfait pour transmettre des informations), et je me rappelle encore une anecdote à son sujet… À un certain moment du jeu, alors qu’une « personne mystérieuse » demandait, à travers un tuyau de la cellule, de quoi boire, et que cette voix ressemblait fortement à celle de Goloum, mon cher cousin s’est mis à parler à Goloum ! C’était assez drôle… Une vraie discussion je vous dis !
Et puis, il y avait aussi des personnes d’un certain âge qui n’avaient jamais entendu parler du concept d’Escape Game ! Mais elles ont adoré, alors qu’avant l’exercice, elles affirmaient préférer un «vrai spectacle » ! Comme quoi, tout est bon à essayer. Et puis, il y avait l’ambiance aussi… Il faisait vraiment froid à Paris, et nous avions pris le temps de boire un petit thé à la menthe, en extérieur, avant le jeu. C’était vraiment agréable.

Noël 2018 – Un Escape Game à Paris

D’ailleurs, je pense que Noël peut être une fête sans stress. Je dis cela car je songe à ma grand-mère, qui commence à réfléchir au menu, en bonne maîtresse de maison, au moins deux mois avant pour être certaine que tout est planifié… Mais faut-il vraiment planifier une « purée de topinambour » ?

Car il doit bien être possible de fêter Noël sans se prendre le chou. Voilà, notamment, de petites astuces : demander à chaque convive d’amener quelque chose (de préférence, un plat préparé). Par exemple, mon oncle préparait les légumes farcis chez lui, ma grand-mère emmenait du champagne, mon grand-oncle apportait un chapon, ma mère le cuisait, ma tante s’occupait de l’apéritif et nous du dessert ! Simplissime, et pourtant, nous étions 30 ! Une autre idée concerne les cadeaux : plutôt que d’offrir un bibelot qui ne sert strictement à rien, voici deux idées pour ne jamais manquer d’inspiration : demander à chaque personne ce qu’elle désire (impossible de se tromper, et l’on vise toujours juste) ou offrir une « expérience » (chez les Saint-Clair, nous avons coutume d’offrir des places de théâtre pour un même spectacle, de façon à nous retrouver au grand complet au cours de l’année ! Nous avions par exemple réservé des places pour la pièce de Luchini Les écrivains parlent d’argent – une pure merveille – et reçu de quoi assister à l’une des mises en scène de Bartabas, sous un chapiteau). Autres idées « éthiques » : une gourde ultra isotherme (type Qwetch), des places de cinéma valables un an, un massage relaxant… Mais Noël, c’est aussi le charme des cadeaux auxquels on ne s’attend pas, et qui étonnent parfois. Une fois, j’ai eu droit à un mini-sablier de 5 minutes pour ne pas gâcher trop d’eau dans la douche. Aussi, je reçois fréquemment des pulls qui grattent… Ou une radio.

Photographie : Kieran White, via Unsplash

Ou, pire pire pire, un article internet imprimé sur feuille A4 et roulé comme un parchemin sur le thème de… l’eczéma, de la part d’un proche légèrement hypocondriaque (car je ne souffre pas d’eczéma) !

Ah Noël… La fête de toutes les surprises.

J’espère en tout cas, que ce petit billet vous aura donné des idées origianales, et je serai heureuse d’entendre les vôtres.
À quoi ressemblait votre Noël le plus fou ? Dites-moi en commentaire !

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