Le mois de novembre est bien connu pour être l’un des mois les plus difficiles de l’année… pris en étaux entre les réjouissances d’Halloween et les préparatifs de Noël. Pour moi, ça a été un mois aussi réjouissant que chaotique, avec de nombreuses célébrations, et des réminiscences de vieux blocages à dépasser, une fois encore.

Noël arrive !

Nourrir son enfant intérieur

Il y a des mois où tout ce qui a trait à la créativité ne va plus. Je me sens incapable d’écrire, de créer, d’imaginer et de me projeter et mes projets semblent ne plus avoir de raison d’être. Dans ces moments, je me pose mille questions : est-ce que ça sert vraiment à quelque chose ? Sur quoi est-ce qu’il faut que je concentre ? Et si je n’y arrivais pas ? Et si c’est mauvais ? Et si je n’arrive plus à écrire, plus jamais à écrire ? Gros instants de doutes. Qui se sont malheureusement répétés tout au long du mois… J’avais inscrit comme objectif, dans mon journal : « écrire 4 billets de blog ». Un seul billet est né… Un seul billet en 30 jours, c’est peu. Mais c’est suffisant pour essayer de comprendre ce qu’il se passe. En novembre donc, j’ai dû faire face, à nouveau à quelques blocages créatifs anciens. Et j’en avais pourtant ouvert dans ma vie, des portes magiques ! Mon travail personnel dans ce domaine m’avait mené à réaliser que : 1) je suis capable d’être une artiste digne de ce nom 2) je suis capable de finir quelque chose, de poser le point final 3) j’ai le droit d’écrire plus d’un livre par an / de travailler à plus d’un projet par an. Présentés comme cela, ces blocages apparaissent comme de petites choses fragiles qu’on écarte facilement de sa route. Mais pas du tout. Vous souhaitez savoir le nombre d’année qu’il m’a fallu pour dépasser ces « terreurs créatives » ? 16 ans. Et oui, 16 ans. Et les voilà qui refaisaient surface.

Lorsque ces monstres-là sortent de leur obscure cachette, le seul remède consiste à prendre un temps de pause. À nous éloigner quelques temps de notre art, à en prendre congé, pour y revenir régénéré, apaisé. Et à nourrir, avant tout, notre enfant intérieur, siège de notre art. Ce « retour à soi », à notre enfant intérieur ne se vit cependant pas comme un « retour à l’enfance ». Il s’agirait plutôt de porter un nouveau regard sur notre enfance, d’y dénicher de nouveaux éléments, comme des indices que l’on met en lumière et qui nous offrent de nouvelles pistes. Mais nourrir son enfant intérieur, c’est aussi s’abreuver d’inspiration joyeuse, légère. Voici quelques petits exemples tirés de ce mois de novembre :

La Puce à l’oreille, à la Comédie Française !


1.Je suis allée voir La Reine des Neiges 2, dont le graphisme est splendide.

2.J’ai assisté, à la Comédie Française, à un vaudeville de Feydeau intitulé La Puce à l’oreille : si cette forme d’humour n’est pas la mienne, j’ai trouvé les décors splendides (ambiance de Noël, feu de cheminée…) et le jeu des acteurs… à la hauteur de la Comédie Française ! Après coup, nous sommes allés au café Palais Royal, et j’ai pris un sacré jus de carotte pour faire le plein de vitamines !

3.J’ai changé mon style de lectures. À l’origine, j’avais pour intention de me procurer un recueil de nouvelles de Maupassant et de poursuivre sur ma lancée avec une jolie série de classiques. Mais nous sommes en novembre, c’est-à-dire à quelques semaines à peine de Noël, et ce sont plutôt des ouvrages légers, drôles, festifs qui m’appellent. J’ai recommencé à lire des bandes dessinées. Il faut dire que j’ai été élevée au milieu des BD, et ce dès l’âge de 6 ans, entre deux oncles et un père passionnés, et que je n’ai pas toujours touché à des BD « de mon âge », délaissant bien vite les Tintins, Boule et Bill, Astérix et Obelix pour des Vito, Thorgal, Plume au vent…mais ça, c’est une autre histoire. La BD dont j’ai lu le 1er tome – les 3 autres n’étant pas encore parus – s’appelle Le Château des animaux. Les dessins sont très expressifs, les couleurs harmonieuses et le texte est très bien écrit, ce qui est rare malgré tout. Sans compter le thème, inspiré de La ferme des Animaux de George Orwell. Et puis, en passant à la librairie, je me suis laissée séduire par ce roman d’enquête – aventure – humoristico – historique de Frédéric Lenormand.

4.Je me suis procurée un calendrier de l’Avent, pour attendre Noël comme il se doit. J’ai choisi un calendrier de thés et infusions biologiques très joli, à suspendre au mur. Et ce matin, c’était une infusion gingembre – citron – miel de manuka. Délicieux !

5.J’ai rédigé une bonne cinquantaine de listes de cadeaux à m’offrir et à offrir. Ah ça, il est certain que toutes les courses de Noël sont bel et bien prêtes pour le jour J ! Comme à mon habitude, j’ai émis le voeu d’obtenir un ou deux carnets et un livre de recette (deux traditions que je ne néglige jamais).

6.J’ai veillé à faire la sieste chaque jour, entre 20 et 45 minutes selon mes besoins. L’inspiration a besoin de temps mort pour (re)faire surface.

7.J’ai essayé de nouvelles recettes, parfois… redoutables. Notamment un « one pot Pasta » dont les pâtes ne cuisaient pas et qui ont fini, une fois le feu éteint, par former un espèce de bloc de béton rouge dans la casserole… Une catastrophe, mes petits, une catastrophe ! D’autant plus que j’y avais mis 4 oignons et 4 poivrons ! Mais ça fait partie du jeu…

8.Je me suis beaucoup amusée à écrire un papier, une pige originale et humoristique pour un journal sur l’exposition de peinture Versailles Revival, au château de Versailles.

Et aujourd’hui, alors que nous sommes le dimanche 1er décembre de l’an 2019, je suis heureuse de vous annoncer que l’inspiration revient (sans quoi, je ne serais pas en train d’écrire ce billet). Car novembre s’est avérée être un mois très riche en célébrations.

Célébrer… parfois un peu trop fort ! 😉

Ce mois-ci, j’ai d’abord célébré mes amitiés. Je pense notamment aux horaires improbables que mes amis et moi trouvons toujours pour nous voir ou nous donner rendez-vous. Un samedi matin, jour officiellement dédié aux grasses matinées (chez moi, elles durent jusqu’à 10:00 au plus tard), je devais retrouver une amie à Paris en vue d’assister à une exposition sur l’amour. À 9:45 du matin, station Invalides, dans le froid. Et puis… un « Skype philosophique » avec une copine qui vit à Bordeaux, à… 9:30 du matin, un dimanche ! Je la vois encore, dans son lit, toute endormie, et moi, en pyjama et tout aussi peu réveillée, à refaire le monde… Parler d’amour, d’être soi, du sens de nos valeurs… Bref, c’est aux « grands sacrifices » que l’on reconnait ses véritables amis !

Mais il y a également eu un déjeuner de famille, riche en émotions. Découvrir ces membres de notre famille que l’on voit peu. Et l’anniversaire de mon frère, couronné de jus de pomme pétillant et eaux gazeuses parfumées. (Quelques uns d’entre nous ne buvons pas). Sans oublier de mentionner que toutes ces célébrations se sont légèrement accompagnées d’une overdose de cacahuètes / pistaches, gâteaux apéros, nems, charcuterie italienne et Pyréenéens. Les cacahuètes sont mon pêché mignon, mais j’y suis intolérante (comme pour les pistaches et noix de cajou), ce qui me vaut depuis quelques jours de jolis ballonnements… Bref, sur le plan nutritionnel, mes repas n’étaient pas des plus parfaits… Il est temps que j’y remette un peu d’ordre, je crois !

Mais la célébration concerne aussi le repos. Je ne suis pas allée à mes cours de yoga pendant une semaine et demi. J’avais besoin de souffler, de me recentrer, pour pouvoir retrouver mon tapis et mon groupe avec enthousiasme et entrain. Mais si je n’ai pas pratiquée en cours, j’ai continué mes 3 entraînements de fitness hebdomadaires et – fierté – je n’en ai manqué aucun. Aucun sur un mois, ce qui est plutôt incroyable à cette période de l’année où les virus se font une joie de nous coloniser, et où le manque d’énergie se fait plus pressant !

Faire face au chaos

Novembre a été un mois chaotique. Chaotique sur le plan de l’énergie. J’ai été obligée de revoir mon rythme et d’adopter avec plus d’effort encore, une attitude de douceur à l’égard de mon travail. Les deux questions qui m’ont guidée et me guident encore, ont été : « Que faites-vous quand il n’y a plus rien à faire ? » (koan zen) et « Que reste t-il quand vous n’avez plus d’énergie ? ». Parce que ces deux interrogations ont trait à la notion de valeur : qu’est-ce que je vaux quand je ne crée / travaille pas ? Qu’y a t-il au-delà ?

Le chaos s’est aussi manifesté dans mes pensées. Lorsque je sens que je pense à plein temps, dans tous les sens, y compris dès la seconde où j’ouvre les yeux le matin, je sais que je suis en état de stress. De vrai stress. J’ai fait quelques nuits d’insomnies, aux alentours de la nouvelle lune, et trois au quatre cauchemars assez marquants. Tous ces éléments sont des signaux qui m’indiquent qu’il faut que je trouve des solutions, et vite. Ce processus m’a demandé deux semaines de travail personnel. La première chose que j’ai faite a été de confier tout cela à mon journal. Chaque jour, chaque soir, je prenais mon journal pour y noter mes émotions et essayer de prendre du recul. Le journaling m’a permis de comprendre que ce stress qui semblait venu de nul part provenait en réalité de l’accélération de mon rythme de travail, et du sentiment de perte de contrôle vis-à-vis de mon art. Je suis de constitution Vata pour parler en termes ayurvédiques, et le stress / la nervosité est la manifestation principale de déséquilibre chez moi. Et les 3 facteurs principaux de déséquilibre sont toujours, dans mon cas : un rythme effréné, un emploi du temps surchargé, manque de sommeil, trop de transport, qui me donnent le sentiment de courir en tout sens et m’empêchent de me reposer (= surchauffe générale) + la baisse des températures et la sécheresse de l’air (voilà sans doute pourquoi je suis née très prématurément : je voulais naître au début de l’été, en juin et profiter des belles températures ! ) + une alimentation inflammatoire doublée de grignotages (me métamorphoser en rongeur n’aide pas…).

Après cette phase d’éclaircissement du « pourquoi est-ce que je me sens comme ça » et de vrai chaos mental, j’ai mis en place un petit plan d’action pour restaurer mon équilibre. Voici quelques uns des pas qui m’ont aidé à retrouver ma sérénité :


1. Mon réveil sonne désormais 45 minutes plus tard que d’ordinaire, à 7:45.

2.Jz fais 10 à 20 minutes de yoga dès le réveil, pour calmer mon esprit.

3.Je me suis strictement interdit de travailler le weekend : mon esprit protestait comme jamais, mais c’est mon corps que j’ai écouté.

4.Je découpe différemment mes journées de travail. Désormais, je travaille un peu moins le matin, pour ne pas m’épuiser à la tâche, et fais un peu plus l’après-midi, et dans une attitude de lâcher prise assez agréable.

5.Je planifie calmement le reste de mon année 2019 – 2020. Je ne raisonne en effet pas en année Janvier – Décembre, mais en année scolaire Septembre – Juillet, le mois d’août étant une sorte de « mois fantôme » entièrement dédié au soleil, au farniente, à la mer et aux réjouissances !

6.J’ai crée des playlists de musiques plus douces, plus apaisantes, et, il faut bien le reconnaître, de musiques de Noël !

Novembre a donc été un moi dynamique, de recentrage malgré tout. Et j’aimerais conclure ce petit billet par deux petites choses : 1) vous proposer de raconter en commentaire votre mois de novembre et les leçons que vous en avez tirées et 2) une petite citation venue d’Inde…

Un coeur en joie est un filtre qui fait de l’or

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