Curieusement, je n’achète jamais les livres de recettes pour les recettes… mais pour l’histoire qu’ils (sup)portent.

J’aime le papier. C’est peut-être la raison pour laquelle je suis incapable d’écrire un billet de blog ou un post instagram sur un support digital. Attablée comme les auteurs d’autrefois, je note ces mots sur un cahier à spirale bon marché. Il est encore tôt ici, mais les mots n’attendent pas. J’ai pourtant déjà eu le temps d’infuser mon maté latte rituel, et de le boire bien chaud. Les matins ont indéniablement quelque chose de magique… et mon latte y participe. C’est un peu comme me donner rendez-vous avant que l’agitation ne gagne du terrain, avant que les rues ne se gorgent et que les lumières ne s’allument. Avant d’entamer cette journée et de laisser libre court à ma créativité. Aussi, il faut bien trois tasses de menthe poivrée pour m’inspirer. Mais me voilà, bel et bien réveillée pour vous parler des trois livres de recettes que j’utilise le plus souvent, et des histoires qui les accompagnent.

Green Kitchen Stories at Home

Cette famille scandinave aux 3 enfants me plaît. J’aime leur façon de travailler les livres car on y sent une véritable sincérité. Une certaine humilité. On les sent soudé. L’auteur n°1, David Frenkiel, est photographe de profession. Ce que j’apprécie, c’est qu’il n’hésite pas à travailler sur des projets extérieurs et de grande ampleur, comme la préservation des cultures menacées par les extrémismes actuels. L’auteur n°2, Luise Vindhal est nutritionniste de formation et travaille de concert avec David dans le développement des  projets, qu’il s’agisse de livres, de conception de tatouages temporaires pour enfants ou événements pop ups dans leur région. Leurs livres ont une âme. On y sent la vie. Ce que j’aime, c’est la façon qu’ils ont de rédiger les commentaires sous chaque recette, et de signer par leur prénom. C’est fondamentalement une manière de garder des traces… ce qu’est la cuisine après tout, un moment d’échange. Aussi, parmi les recettes, celle que je prépare le plus souvent est la soupe verte aux petits-pois, broccoli et lait de coco. Il faudrait y ajouter un topping de lentilles du puy, mais je ne l’ai encore jamais fait. Le plat est déjà parfait en lui-même ! Et puis, elle est tellement simple et rapide à préparer qu’elle est devenue un classique de mon répértoire. En petits bols, elle convient aux grandes occasions. En larges bols et lorsqu’il commence à faire froid, elle fait office de repas cocooning et nourrissant. En été, à température ambiante ou légèrement froide, elle égaye la table. Je me rappelle l’avoir déjà confectionnée en Normandie avec mes petits cousins (un atelier ‘cuisine’ improvisé avec les enfants en été, rien de tel pour leur faire manger des légumes !) et accompagnée de pasta au pesto maison. 

Photographie : https://greenkitchenstories.com/pumpkin-salad-just-married/

Mon assiette Clean (Gwyneth Paltrow)

Ce livre est certainement l’antinomie du précédent. Les couleurs de Green kitchen at Home sont sombres, celles-ci sont éclatantes de lumière (affaire de climat sans doute). Les recettes de Luise Vindhal et david Frenkiel étaient d’ordre familial, celles-ci sont individuelles ou presque. Vraiment, je pense qu’il est difficile de trouver deux ouvrages plus différents que ces deux-là, et pourtant, je les affectionne tout autant. Dans ce livre, on retient l’effet « soleil ». Les photographies sont  prises en très haute définition, avec une grande luminosité. Les plats sont épurés. Cela ajoute de la légèreté au travail, une impression de simplicité… qui ne se retrouve pas nécessairement dans les ingrédients, ce que je regrette un peu. Car je n’ai pas envie de courir le monde pour me procurer de l’aminos de coco (si vous savez de quoi il s’agit, faites-moi signe) ou du miso de pois-chiches. Disons que ces recettes sont pour les personnes bien équipées et déjà aguerries dans le domaine. Mais j’ai beaucoup apprécié la recette de curry aux pois chiches (réellement simple dans ce cas), et la soupe de carottes que l’ont fait d’abord rôtir au four. J’envisage ensuite de réaliser la salade de patate douce et jeunes pousses de kale, mais ce n’est pas encore la saison, alors nous attendrons.

Simple (Ottolegnhi)

Simple n’est pas exactement l’adjectif qui me viendrait à l’esprit en ouvrant le livre… Harissa à la rose, fenugrec, sauce tomate qui exige une heure de cuisson, et temps de préparation extrêmement longs… Enfin, je suppose que cela doit être simple pour un chef, habitué à la complexité ! Car Ottolenghi est le seul chef des auteurs cités et cela se sent. Les plats ont des saveurs auxquelles un « non initié » n’aurait jamais songé. Ce livre reste donc pour moi une source d’inspiration plutôt qu’un recueil de recettes du quotidien. Confession : je n’y ai réellement recours que lorsque je souhaite épater mes amis… Riz pilaf aux oignons caramélisés et ail noir, ça sonne bien, non ? (enfin, sans ail noir parce que je n’en ai pas encore déniché !).


Par simple curiosité 👀, quels sont vos 3 « classiques » en terme de livres de recettes ?

Photographie de couverture : Julie Saint-Clair

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